Nos artistes

Youssef Amghar

Après avoir étudié l’architecture à l’école des Beaux-Arts de Paris, Youssef Amghar suit des études de littérature à Paris XIII ainsi que des cours de photographie à l’EFET. Artiste, poète, romancier, Youssef Amghar est un artiste complet mais c’est sa poésie nimbée de bleu qu’il exprime dans ses cyanotypes qui nous a conquise chez Esther & Paul.

« Le Cyanotype, une photographie au procédé ancestral, azurée, comme pour conjurer la patine du temps.

Le cyanotype, pour moi, c’est comme un retour aux sources dans tous les sens du terme. Un retour au temps où l’image était sujette à l’aléatoire, au probable, presque au hasard. Une image se révèle par la lumière, elle est comme apprivoisée, amadouée, désirée et le temps et la patience sont son stimuli. Une image se fait et se vit comme un voyage, un voyage entre les lignes, dans une atmosphère, dans les interstices du mouvement. Le cyanotype me permet de vivre le temps de la construction d’une image, un temps forcément lent, forcément incertain, un temps où l’éventuel dispute au probable sa présence.

Je creuse sur le papier quelques unes de mes rencontres, un papier que j’insole moi-même comme pour donner un lit, un champ, un chantier à mes impressions, à ma propre présence au monde. J’invite la lumière du jour à venir féconder ce papier pour révéler l’image qui en est imprégnée. C’est une cuisine ancienne, une sorte de pot magique dans lequel je trempe mon imaginaire comme on trempe sa plume dans une encre soigneusement affinée par le temps. ».

Faustine Badrichani

Faustine Badrichani est une artiste française basée à New-York. Son travail qui se concentre sur le corps féminin est une exploration de la féminité, mettant en avant des silhouettes nues colorées. Ses dernières œuvres sont essentiellement sur papier mais elle a également exploré le thème de la féminité à travers la sculpture (plâtre) et la peinture à l’huile sur des grands formats.

« Pour moi, peindre des femmes est un jeu entre ce qui est universel et ce qui est intime. Cette exploration est sans fin et prend de multiples formes : mes personnages n’ont pas de visages ou ne sont pas distincts, dans une tentative de mettre en avant les femmes comme une entité universelle. A l’inverse, leur nudité révèle leur intimité…»

 

En juin 2021, la galerie Esther & Paul expose « D’abord la mer », son premier solo-show gorgé de soleil et de liberté.

 

 

Dominique Jeanne Benguigui

Dominique Jeanne Benguigui arrive à Paris en 1969 et s’inscrit à la Grande Chaumière et aux Beaux Arts en auditrice libre. Elle comprend rapidement que ces milieux de l’enseignement ne lui conviennent pas et se forme plutôt en autodidacte et au contact de Michel Tri pour la peinture et de Viviane Ambre pour la sculpture, deux rencontres décisives. Elle laisse alors aller sa créativité et fait du pastel à l’huile son médium de prédilection : tantôt brut, tantôt fondu du bout des doigts, les couleurs et les volumes qui apparaissent sont surprenants et enivrants. Apposés sur de superbes papiers du monde entier collectés lors de ses voyages, continuelles sources d’inspiration, le résultat est une splendeur.

En parallèle de son activité artistique, Dominique a également été agent d’artiste et a travaillé en galerie ce qui lui confère une vison à 360° du monde de l’art. C’est grâce à des rencontres et à la porosité de ses activités qu’elle fera sa première exposition rue de Seine en 1976. Depuis lors, le travail de Dominique, « le plus beau du monde » comme elle aime le dire, est une recherche constante qu’elle souhaite partager sans modération au travers de ses œuvres.

Caroline Jardin

Cela a toujours été l’image. Une attirance irrépressible.

Des images qui parfois font mal, véhiculent de la douleur, portent de mauvaises nouvelles. Comme ces IRM et scanners qui ont absorbé Caroline toute sa carrière de radiologue.

Il y a aussi les images comme protection, qui distancient la pénible réalité d’une mauvaise nouvelle en la rationalisant, factualisant le mal en un camaïeux de gris.

Enfin il y a l’image qui apaise et vous emporte, « fait de la musique », comme ces pastels évanescents d’Odilon Redon que Caroline m’a montrés un matin de février dans son atelier ou encore les portraits du Titien qui « saisissent l’âme » et vous transcendent.

C’est cette ambivalence qui caractérise Caroline dans son rapport à sa peinture, aux couleurs et aux thèmes qu’elle choisit.

Caroline Jardin vit à Paris. Elle peint dans son atelier parisien ou dans la sud-ouest de la France, près de Biarritz.

 

Grégoire Jobbé-Duval

Formé à l’architecture dans les bâtiments des Beaux‐Arts, c’est là-bas que Grégoire Jobbé-Duval découvre le dessin d’après modèles vivants. En 2010, lorsqu’il s’installe en Chine en tant qu’architecte, il tombe amoureux des outils et médiums chinois qu’il fait sien : la profondeur de l’encre de Chine, les pinceaux qui selon la pression exercée se gorgent d’encre puis la libère, les papiers soyeux, permettent à Grégoire de développer une expression artistique instinctive et pulsionnelle, au plus proche de ses émotions. Cette recherche de l’essentiel et de l’expression de son ressenti se traduit par un univers fait de lignes, d’aplats, en répétition, en accumulation, en rupture ou en harmonie.

« Ma pratique du dessin en noir et blanc est sans doute à mettre en perspective avec cette idée de pulsion. Je m’exprime avec des outils simples, sans artifices, sans techniques, juste l’impulsion d’un pinceau gorgé d’une encre noire. Une encre profonde qui peut se diluer, s’étaler à la recherche de ses propres frontières. Mais également une encre que l’on étire droit pour exprimer des certitudes dictées avec force ».

Charles Korman

A l’origine de tout, il y a la couleur. Souvent traitée à l’état pur, primaire, ce sont avant tout les couleurs et leur association qui guident Charles Korman dans l’appréhension de son art. Charles Korman peint sur papier et sur toile, il a recourt aux pastels sec et à la peinture vinylique mais c’est avec le bois, dans les Alpes françaises que tout a commencé :

« Charriées, polies par le ressac, les branches se reposent sur les rives du Léman. Une vague un peu plus forte et elles repartent dans les flots.

Celles qui restent sont observées, remuées du bout du pied.

En voilà quelques-unes en route. Celles aux courbes harmonieuses.

Elles ont rejoint l'atelier, sur les hauteurs du plateau du Gavot, et commenceront bientôt leurs mues colorées.

Des rives du Léman aux sommets alpins, voilà les bois de Charles ».

Charles Korman vit entre Paris et les Alpes.

Hélène Krief

Née en Tunisie ou elle a vécu jusqu'à ses 16 ans, Hélène Krief s’est tout d’abord orientée vers la Littérature, mais le geste artistique a toujours été là.

Un séjour de 10 ans au Sénégal l’initie à la littérature africaine et la sensibilise à la statuaire traditionnelle ainsi qu’aux techniques du batik ; elle travaille le pliage de tissus et les aplats sur de grandes surfaces. Après 5 ans au Québec, elle reprend de façon régulière une pratique artistique dans l’atelier de sculpture de Joëlle Lionne ainsi qu’aux ateliers des Beaux-arts de la ville de Paris.

Encre, acrylique, aquarelle, cyanotype, crayons, … les œuvres d’Hélène recourent toujours à des mediums différents. De ce mélange surgit un tracé qui lui est propre, des lignes entre courbes et ruptures qui font émerger des univers végétaux mi-abstraits, mi-figuratifs, ou encore ses « formes femmes », des silhouettes féminines chatoyantes qui nous prennent par la main et nous font découvrir la subtilité de son univers.

Sara Ödman

Des années passées à mettre sa créativité au service de grandes marques pour leurs vitrines, packagings et motifs et puis un jour une toile blanche et pas la moindre hésitation : « c’était prêt dans ma tête » explique Sara à propos de la genèse de sa vie d’artiste.

Ce qui sommeillait ? Des compositions épurées évoquant feuillages et rochers et dont les tonalités fraîches appliquées sur de grandes toiles de lin vous enveloppent tout entier et procurent un sentiment d’apaisement.

Après avoir vécu à Paris, Pékin et Lyon, ce sont finalement les réminiscences de son enfance passée dans la campagne suédoise que Sara explore et partage avec nous. En juillet 2021, la galerie Esther & Paul a consacré à Sara sa première exposition solo intitulée "ROOTS".

Bettina Sultan

Autodidacte, Bettina Sultan s’est formée au sein de nombreux ateliers parmi lesquels celui des Beaux-Arts de Paris et de la Grande Chaumière à Montparnasse.

Depuis sa plus tendre enfance, Bettina a fait du dessin son espace de liberté où elle s’approprie et rêve le réel pour construire un univers intime et sensible où la figure féminine occupe une place prépondérante. Son œuvre est pluridisciplinaire (dessin, modelage, lithographie, … ) et se caractérise par une économie de traits et de couleurs qui croquent l’essentiel ; la douceur d’un visage, le mouvement d’une danse, la grâce d’une pose.

Florence Pénicaud

En construction

Jean-Marc Pubellier

Jean-Marc Pubellier a fait du papier un médium noble, un medium sublime, qui lui donne toute la liberté pour exprimer ses émotions.

Sur ce support, les gestes de Jean-Marc P. se succèdent tantôt avec douceur ne faisant parfois qu’effleurer sa surface, tantôt avec violence. Des chemins se révèlent pour devenir tâches ou traits de couleur, apportant un rythme à la composition proche du végétal ou d’un paysage imaginaire. L’oeuvre se construit par une accumulation de gestes, d’empreintes et d’accidents qui finissent par recouvrir presque complètement le support. Des vides demeurent néanmoins laissant apparaître la beauté du grain du papier.

Jean-Marc Pubellier travaille par séries : il fait 10, 15 essais avant que son travail d’écriture spontanée et abstraite n’atteigne l’équilibre parfait.

La gestuelle étant primordiale dans son travail, Jean-Marc Pubellier travaille sur des formats allant de 40 à 150 cm.

Les grands maitres qui l’ont influencé sont Joan Mitchell - Alechinsky - Cy Twombly...

Jean-Marc vit dans le sud de la France, près de Toulouse.

Emilia Rodriguez-Rubio

Photographe - en construction

Francesco Vinci

Photographe - en construction